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Génération Extrême, 1975-1982 du Punk à la Cold-Wave – Frédéric Thébault

29 novembre 2009

Ce livre est loin d’être le dernier mot en la matière. L’auteur aborde de long en large la scène punk britannique et passe ensuite un peu vite sur la scène américaine qui la précède pourtant. Lorsque les Sex Pistols, les Clash et les Damned ont commencé à faire des concerts —en 1976— ça faisait déjà deux ans que les Ramones —et une myriade d’autres bands— bousillaient des tympans au CBGB de NY. L’auteur ratisse aussi un peu large et se perd par endroit… Eh non ! Fred Frith n’est PAS un membre des Residents. Il n’a collaboré qu’à un seul album. Ce livre pour le moins approximatif est tout de même bien illustré et plaira sans doute aux profanes mais certainement pas aux puristes.

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3 commentaires
  1. Salut ici « ‘l’auteur », je me permets de rajouter deux ou trois choses à ta chronique que je trouve —désolé— elle aussi approximative…

    Donc, page 83, j’écris : « Pourtant, c’est bien grâce à quelques groupes américains qu’a été conçu le mouvement punk. Le terme de punk a été popularisé aux USA, donnant par exemple son nom a un fanzine créé par le journaliste Legs McNeil, et lancé bien avant que l’Angleterre ait découvert les Sex Pistols. »
    (…)
    « Ces groupes, bien qu’on ne puisse nier leur punkitude (anti-conformisme, rébellion, rock plutôt sombre et basique, look « débraillé »), apparaissent néanmoins, avec le recul comme moins violents et surtout plus évolués musicalement que les premiers punks anglais. Mais ne s’agit-il pas d’un débat stérile ? Qu’est-ce qu’être punk ? Un look ? Une musique ? Une attitude ? L’appartenance à un groupe social ?
    Ecoutons donc leur disques, car ils le méritent largement, et à chacun de décider s’il s’agit de proto-punk, de punk ou d’une excellente musique rock, car enfin, apposer systématiquement des étiquettes est un exercice vain (…) ».

    Donc ne t’en déplaise, le punk comme phénomène médiatique est anglais, et on ne pense pas à Patti Smith quand on parle de punk (même si j’admets qu’aujourd’hui on pense plutôt à Good Charlotte ou je sais pas quel truc californien archi-looké 😉 )

    Quand au fait que Fred Frith n’ait joué que dans un seul album des Residents et que donc il ne soit pas considéré « officiellement » comme un membre à part entière des Residents, oui et alors, c’est grave ? C’est vrai, il y a de petites erreurs comme cela, c’est inévitable, il y en a dans tous les livres, quels qu’ils soient, dès qu’on ne se cantonne pas à un seul domaine très délimité. Les puristes trouveront toujours « le » truc sur lequel ils pourront pousser des cris d’orfraie en clamant à l’ignominie (j’ai déjà eu le cas avec Pere Ubu). Le propos de mon bouquin n’était pas d’en faire une encyclopédie pointue, je le dis dans l’intro, il ne s’agit que d’une tentative de débroussaillage et pas d’une science infuse, essentiellement destinée aux gens qui n’ont pas connu cette époque et aux français parce que le point de vue de l’endroit où l’on vit est toujours plus intéressant que les grandes théories puristes. Mais c’est ce que tu dis dans la conclusion de ta chronique, donc c’est parfait. Je ne me place pas en journaliste donneur de leçons (ce que je ne suis pas, juste un modeste fanzineux depuis vingt ans), juste comme un auditeur qui cherche à faire partager ses passions musicales aux autres auditeurs.

    Tu as aussi l’air de dire que c’est un livre sur le punk, ce qui est parfaitement faux, le punk en est la plus petite partie, j’ai juste vouler parler d’une époque excitante musicalement et d’évoquer tout ce qui va bien pour se constituer une discographie sur cette époque : punk, ska, cold-wave, post-punk, indus, néo-romantiques, etc.

    Voilà il me semblait important de dire cela, merci en tout cas de parler de mon bouquin (sorti en 2005), je voudrais faire une suite (1988-1994, autre période qui me fascine avec le grunge et la noise américaine), mais je ne suis plus au chômage comme à l’époque où j’ai écrit Génération Extrême (et sans l’aide d’internet s’il vous plait, sinon j’aurais pu vérifier pour Fred Frith).

    • Bonjour Frédéric,

      étant moi-même auteur, je déteste me faire trasher par des chroniqueurs qui ne pigent que dalle. Et pour être certain que ce soit bien clair, je ne parle pas de toi quand je parle de ce genre de chroniqueur. J’essaie d’exprimer que je sais que c’est frustrant quand un chroniqueur nous trash, surtout quand la compétence du chroniqueur est relative.

      Ceci étant dit, AUCUN auteur sérieux ne peut prétendre que le punk soit né en Angleterre. La très grande majorité des auteurs s’entendent sur ce fait. Les Ramones étaient là en 1974 et ils n’étaient pas seul! Y’avait une scène à New York avant même la formation des Sex-Pistols ou des Clash!

      Et peut importe le contexte de ton livre, tu a commis des erreurs que tu aurais pu corriger si tu avais pris le temps d’approfondir ta recherche. En passant, les ouvrages sur le sujet ne manquent pas. Jette un coup d’oeil à mes sections «punk» et «new wave». Tu y trouveras nombre de pistes…

  2. Ok désolé pour la méprise, et pas de problèmes pour une divergence d’opinion, sauf que je ne pense pas que l’on diverge : je n’ai JAMAIS dit que le punk était né en Angleterre !!! (cf mon commentaire et l’extrait de la page 83, et mon chapitre consacré aux Ramones, je dis d’ailleurs p. 85 « Formés en 1974 à New-York » etc etc).
    A la limite c’est peut-être maladroit de parler du punk américain dans un chapitre qui suit le punk anglais au lieu de le précéder, effectivement je me suis peut-être fourvoyé en faisant cela et là tu peux considérer que c’est une erreur, mais ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit.

    Ce que je te reproche c’est de l’avoir lu trop vite ou de t’être focalisé sur certains aspects sans chercher à approfondir (je sais ce que c’est que de chroniquer un disque, c’est facile, mais chroniquer un livre c’est beaucoup plus difficile) : certes j’ai consacré des pleins chapitres aux Pistols et co au détriment de la scène américaine, mais sans la scène anglaise et le ramdam médiatique autour des Pistols tous ces groupes ne seraient jamais sortis du CBGB et personne ne saurait aujourd’hui ce que signifie le mot punk. Cela, effectivement, c’est mon opinion, mais je pense que de nombreux biographes du mouvement sont d’accord avec moi. Voilà ce que j’ai voulu faire passer : le punk est pour moi avant tout un phénomène médiatique, musicalement c’est secondaire.
    Bref j’estime savoir parfaitement de quoi je parle, j’ai d’ailleurs eu la reconnaissance de gens « qualifiés ». Je ne cherche pas à dire que mon bouquin est génial, il pêche par de nombreux côtés et j’en connais de meilleurs sur le sujet, mais j’ai du mal à accepter le fait que tu sous-entende que je ne sais pas de quoi je parle !

    Après, évidemment, quand on veut évoquer des centaines de groupes sur plusieurs années, on ne peut pas tout connaître et je défie quiconque de tout connaître, j’ai trouvé des conneries dans des tas d’ouvrages « référence » sur le punk ou autres mouvements, mais ce n’est pas pour cela que je considère leurs auteurs comme ne sachant pas de quoi ils parlent. Sur des points de détail, il y a aura toujours forcément des erreurs (Fred Frith en est un bel exemple), j’en ai faites et j’en suis désolé.

    Sur ce j’en ai fini pour ma défense, les lecteurs jugeront (s’il y en a encore).

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