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Kraftwerk and the electronic revolution [2008]

27 février 2010

La musique électronique est aujourd’hui omniprésente. Comment en est-on arrivé là ? C’est une des questions à laquelle tente de répondre ce documentaire.

L’auteur du film a fait un effort considérable pour dépeindre le contexte dans lequel la musique électronique est née. Les 55 premières minutes sont consacrées aux pionniers  : Pierre Schaeffer et sa « musique concrète », Popol Vuh, Klaus Schulze, Amon Duul, Stockhausen, the Organization, Tangerine Dream, Can et tout le mouvement Krautrock.  Cette partie est bien détaillée mais un peu longue. Comme la majorité des gens interviewés sont Allemands et s’expriment dans un anglais approximatif, ça ralentit le rythme.

Le reste du film est consacré à Kraftwerk, mis à part quelques incursions sur Tangerine Dream, David Bowie et Brian Eno. On a droit à une tonne de bonnes musiques et à des images d’archives souvent inédites. On apprend aussi que Kraftwerk a influencé nombre de groupes : de Cabaret Voltaire à Throbbing Gristle en passant par la vague électro pop (Gary Numan, Depeche Mode, Human League…) et jusqu’à Afrika Bambaataa, pionnier du hip hop. Le documentaire omet toutefois d’aborder le côté B de l’album Computer World pourtant fondamental dans le développement de la musique techno et la scène de Détroit. On ne parle pas non plus des albums postérieurs à Computer World.

L’analyse est bonne mais on est loin de la rigueur et de la profondeur dont fait preuve Pascal Bussy dans son livre Man, Machine and Music publié en 1993. La structure du documentaire est d’ailleurs calquée sur celle du livre de Bussy. À noter que le seul membre important de Kraftwerk dans le film est Karl Bartos alors que Bussy avait aussi interviewé Ralph Hütter et Florian Schneider, les deux co-fondateurs du groupe. C’est une des raisons pour lesquelles le livre de Bussy demeure LA référence en ce qui a trait à Kraftwerk.

Ceci étant dit, il s’agit d’un bon documentaire qui aurait gagné à être plus ramassé, surtout au début. De plus, les intervenants auraient du parler leur langue maternelle —l’allemand— pour accélérer le rythme du film, quitte à utiliser des sous-titres. Parce que 2h59, ça demeure long  même si c’est intéressant.

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