Au sud de nulle part – Bukowski [1973]

Habitué d’écrire de la poésie, Bukowski connaît la valeur d’un mot. Qu’est-ce que ça donne quand il s’attaque à la nouvelle? Ça donne de foutus bons récits, courts et punchés.

Les nouvelles de la première moitié de ce recueil sont excellentes et frisent parfois le génie, spécialement Arrêtez de lorgner mes nénés, mister, un bijou dans le genre ou encore Maja Thurup —le cannibale— mais aussi À propos d’un drapeau vietcong où Bukowski se paie la tronche de hippies pacifistes.

Bien sûr, il faut apprécier l’univers glauque de Bukowski. Mais c’est raconté avec un tel génie que si on arrive à laisser de côté sa morale judéo-chrétienne, on rigole un bon coup.

En fait, derrière ces contes parfois scabreux, Bukowski révèle son humanité. Son œuvre est bien plus complexe et nuancée qu’on pourrait le croire. Bukowski n’est pas seulement un alcoolo génial. C’est d’abord un humain qui a un point de vue. Et ce qui choque réellement à sa lecture, c’est qu’on retrouve l’humain tel qu’il est, dans toute sa laideur, sa médiocrité et sa faiblesse.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s