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Malcolm McLaren – Duck Rock [1983]

23 septembre 2010

Malcolm Mclaren a apporté une importante contribution à la musique pop des années 1970-80. C’est sous son auspice que les Sex Pistols ont connu leur heure de gloire. Mais McLaren a également contribué à lancer le hip hop avec l’album Duck Rock.

Avec le pif qu’on lui connaît, McLaren est allé à New York et il est sans doute tombé sur le cul en découvrant le hip hop. Ses recherches l’ont mené à une émission de radio diffusée en pleine nuit par le World Famous Supreme Team Show. Dans cette époustouflante émission, deux Noirs rappaient en direct et contribuaient ainsi à propager la fièvre du hip hop. McLaren décida d’engager les types et le résultat est une suite de pièces intéressantes dont : Buffalo Gals, Legba, Soweto et World’s Famous.

Ce qui fait de cet album un morceau d’anthologie de la musique pop, ce n’est pas seulement la qualité de ses pièces. C’est son concept. En plus d’avoir mis de brillants morceaux dont certains sont devenus des classiques du hip hop, d’autres sont inspirés du merengue, de la musique afro-cubaine et des traditions Zulu. Y en a même un sur le thème du double dutch, une discipline consistant à sauter avec plusieurs cordes à danser qui fut populaire dans les années 1980 à New York. McLaren a poussé l’audace jusqu’à mettre un genre de square dance rituel à la fin de la 2e face du disque.

Et comme si ce métissage n’était pas assez, il a inséré entre les pièces des extraits radio pleins d’humour du World Famous Supreme Team Show pour nous faire vivre en direct ce phénomène extraordinaire que fut le hip hop à ses débuts.

Une seule pièce importante de cette époque manque à ce disque : D’y’a like scraching’ qui n’était disponible qu’en 12 pouces. Il existe deux versions de cette chanson mais la plus intéressante est celle sur la face B du 12 pouces Soweto. Cette version incorpore avec brio une danse carrée en plein milieu de la chanson !

La pochette de Duck Rock nous montre un ghetto blaster gargantuesquement affublé sur un fond à motifs faits par Keith Haring. Et faut voir la qualité du feuillet descriptif inclus avec le disque. Trois grandes pages (30 cm x 30 cm) bourrées d’infos sur les chansons avec de petites photos et des dessins de Keith Haring. Quand on a un tel feuillet sous les yeux, on ne peut que pleurer en pensant à la triste dimension de ceux inclus dans les CD.

Duck Rock est une pièce unique et certainement parmi les plus éclectiques de l’époque. McLaren a produit d’autres bons disques par la suite mais rien de comparable en terme d’originalité ou de génie musical et on ne s’étonne pas que les crédits incluent des noms tels que Trevor Horn (production), Anne Dudley (Art of Noise) et Thomas Dolby.

Note : J’ai écrit au sujet de ce disque entre les pages 143 et 147 du livre Accro vinyle et je compte m’y attarder davantage dans mon prochain.

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