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Perles funk des années 1970

25 janvier 2014

FunkadelicFunkadelic – ST [1970]

Funkadelic fut fondé par George Clinton, un des grands noms du funk qui est aussi derrière le non moins célèbre groupe Parliament.

Cliquez ici pour écouter un échantillon de la musique mentionnée.

L’album Funkadelic possède une sonorité aérienne avec toutes sortes de sons qui planent au-dessus de la musique. En fait, tout est mis en œuvre pour faire décoller. Et c’est assez réussi. La première pièce Mommy, What’s a Funkadelic? répond à cette question avec un genre de mixture psychédélique qui se poursuit dans I bet You avec un format mieux défini et des sons de guitare savamment pervertis qui surgissent d’un peu n’importe où. Toutes les pièces semblent prises dans un pain mais curieusement l’album s’écoute avec plaisir. Dans Music for My Mother, une voix blasée raconte une histoire sur un fond sonore minimaliste R&B qui fait ressortir les origines musicales du groupe. On est près des chants d’esclaves et des champs de coton. Et c’est fait tout en nuances. Dans I Got a Thing, You Got a Thing, Everybody’s Got a Thing, la guitare dans le fuzz donne le ton et on s’approche du format funk. Après une remarquable envolée de guitare, le chanteur dit « You don’t drink what I drink, You don’t smoke what I smoke, You don’t think what I think… » Au cas où ça n’était pas assez clair, Funkadelic s’adresse aux outsiders. Good Old Music est un autre long groove avec une basse mise de l’avant et un orgue qui surgit ici et là, ce qui crée un effet des plus étranges. L’étrangeté se poursuit avec Quality and Satisfy, un morceau R&B si déjanté qu’il en devient psychédélique ! Le voyage se termine avec What is Soul, un genre de version dub de I Got a Thing, You Got a Thing… avec de l’harmonica et des interventions vocales rigolotes qui tentent de répondre à la question posée dans le titre de la chanson. « The soul is you », sont les dernières paroles du disque. À écouter aussi : Maggot Brain, Cosmic Slope et Standing on the Verge of Getting it On.

Sly and the family Stone – There’s a Riot Goin’ On [1971]

Sly and the Family Stone est un groupe de la côte Ouest des États-Unis formé en 1967 et composé de Noirs et de Blancs, ce qui n’allait pas de soi à l’époque. Le groupe intégrait les tendances soul, funk, rock et psychédélique. Ce métissage racial et musical, à l’apogée du Civil Rights Movement Américain, a sans doute contribué à son ascension fulgurante. Sly and the Family Stone pouvait attirer 30 000 fans en délire.

Sly & the Family Stone - There's a Riot Goin' On

There’s a Riot Goin’ On est un album tout en nuances, plus sombre et plus lent que Stand!, autre chef d’œuvre du groupe. L’album contraste avec les grands idéaux abordés sur les disques précédents, comme pour dire : « OK, c’est bien beau tout ça mais les années 60 sont terminées et à bien y penser, ça ne fonctionnera pas ». L’album est davantage l’œuvre de Sly que du groupe. Sly a tellement fait d’overdub que le son est un peu délavé. Le résultat ? There’s a Riot Goin’ On impressionne tellement à sa sortie qu’il se classe directement en première position des charts !

Just like a baby n’est pas une chanson joyeuse —il n’y a plus beaucoup de joie à ce stade-ci de la carrière de Sly— mais c’est une belle chanson douce, un peu triste et tout en atmosphère. Runnin’ Away est une pièce extraordinaire, presque naïve, qui nous piège et vient nous chercher au moment où on ne s’y attend pas. Et puis la sublime Family Affair, tout en douceur et remplie de textures agréables et de voix étouffées. Une chanson d’autant plus intéressante que 3 membres de la famille Stewart font partie du groupe. (You caugh me) smillin’ est une chanson à double sens où Sly parle, chante et crie tout à la fois, avec de petites incursions funky au travers. Spaced cowboy est une bien curieuse chanson avec d’étonnantes textures funky à l’avant-plan, des paroles qui font référence à son mode de vie douteux et des chants bavarois ! C’est à se demander jusqu’où ira Sly dans le métissage. Tout au long du disque, Sly joue avec l’auditeur comme pour lui dire : « Non, ce n’est pas ce à quoi vous vous attendez. »

Curtis Mayfield – Superfly [1972]

Un jour, une amie a loué un film de blaxploitation qui s’intitulait Superflyune histoire bidon de mafiosi Noirs. Le film était grotesque mais la musique m’a complètement fait transcender. Comment un film aussi minable pouvait-il avoir une bande sonore de cette qualité ? Quand le générique est passé, j’ai noté le nom de celui qui avait fait la musique : Curtis Mayfield.

Curtis Mayfield - Superfly

Curtis Mayfield savait toucher l’âme parce qu’il était d’abord un chanteur soul. Sa voix douce contrastait avec ses textes chargés politiquement. Ayant fait partie de la formation The Impressions, il quitte ce groupe en 1970 pour débuter sa carrière solo. Au fil des ans, il devient, avec James Brown et Sly & the family Stone un porte-étendard de la fierté Noire.

Superfly est la meilleure bande sonore sur le thème des vendeurs de drogue, surdoses et autres aspects tragiques de cette triste facette du ghetto. Loin de glorifier cet univers, Curtis Mayfield en parle de façon crue sans jamais tomber dans l’apitoiement ou le jugement. Les grands moments du disque : Pusherman, un excellent morceau de funk, No Thing on Me (Cocaine Song), un morceau lumineux qui transcende complètement le thème du disque et Freddie’s Dead. Tout le disque oscille entre funk langoureux et un soul prenant aux tripes ! À écouter aussi : Back to the World, Roots  et  Curtis.

Cymandé – ST [1972]

Cymandé mélange des rythmes rastas avec d’autres styles de musique. C’est le premier groupe non-américain à avoir performé au fameux Apollo Theater de Harlem. Quand on ouvre la pochette du disque vinyle, on peut lire : «NYAH ROCK is our rock. It’s the music of the man who finds in life a reason for living. »

cymande

Le disque s’ouvre avec Zion, une courte pièce à saveur folklorique où l’on peut distinguer différents thèmes rastas ; l’Afrique, les rastamen et Zion. One more est douce, mélodieuse et s’éloigne de ce son vieillot, à l’image d’un bateau qui quitte une de ces îles des Caraïbes d’où proviennent les neuf musiciens. La suivante, Getting it Back, débute avec les paroles « I don’t want to be down », qui résument bien la philosophie du groupe. Ce funk discret est agrémenté de subtiles incursions de saxophone. Listen est l’une des meilleures pièces du disque. Ça débute doucement avec un son velouté. Vers 2:40, la rythmique accélère et la pièce prend soudain de l’ampleur : « Listen brothers… and my sisters… » Rickshaw ressemble à la précédente mais en version instrumentale et avec une structure plus primitive et une flûte qui survole les bongos. L’autre gros morceau du disque, Dove (Colombe), débute avec des notes de basses auxquelles s’ajoutent de la guitare et du bongo. On est dans la jungle. Tout est disposé avec élégance et précision. Lorsque la batterie démarre à 1:40, la pièce prend son envol et pendant un bon moment, on survole une étrange contrée, émerveillé par la splendeur du paysage. Bra est une pièce primitive et funky avec les paroles « But it’s all right We can still go on » qui se répètent un peu comme un mantra. The message est un groove avec des paroles qui prônent de trouver son chemin à soi : « Make your way, don’t help me – don’t watch where I go. » Ça se termine avec Ras Tarian Song, un hommage grandiose à la culture rasta.

War – The world is a ghetto [1972]

La musique de War métisse la soul, le jazz, des rythmes latins, R&B et reggae. Le groupe est issu de la Californie du sud et ses paroles sont aussi ensoleillées que sa musique, même lorsqu’elles véhiculent un message politique.

the world is a ghettoBien que le groupe ait connu un succès commercial grâce à de courtes pièces qui jouèrent à la radio et leur permirent de vendre des millions d’albums, je préfère les longues pièces où les musiciens expriment leur talent… car les membres de War sont de foutus bons musiciens. C’est ce qu’ils prouvent avec brio dans City, Country, City, une pièce de plus de 13 minutes qui se développe et progresse à la manière d’un jazz très rythmé avec saxophone, orgue et une myriade de percussions qui s’emboîtent parfaitement les unes dans les autres. Four Cornered Room est une longue pièce ambiante tout en nuances qui nous met en transe avec un peu de spoken word : « As I sit in my four cornered room… » Plus loin, on a droit à du chant qui fait dresser les poils et, un peu avant la fin, un coup de gong donne une impression solennelle qui clôt magnifiquement la pièce. The World is a Ghetto commence de manière subtile avec de la guitare dans le fuzz et une clarinette, puis un tempo lent mais carré appuyé d’une basse vient se greffer à la pièce avant que des notes jouées à l’orgue nous plongent dans une atmosphère légèrement inquiétante : « Walkin’ down the street, smoogy-eyed, looking at the sky, starry-eyed… » Un langoureux saxophone prend alors le relais, un peu comme s’il poursuivait ces paroles tristounettes. C’est comme ça durant toute cette pièce qui flirte avec le jazz mais qui exprime quelque chose de plus concret de par son ton résolument politique : « Don’t you know, that is true, that for me, and for you, the world is a ghetto. »

The J.B.’s – Doing it to death [1973]

The J.B.’s fut un des groupes les plus tight de la scène funk. Faut dire que c’était le groupe de James Brown, réputé pour être dictatorial avec ses musiciens (qu’il mettait à l’amende lorsque ceux-ci se trompaient). Les J.B.’s avaient une extraordinaire section de cuivres et le tromboniste Fred Westley était leur directeur musical.

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Après une intro particulièrement drôle, ça démarre sur des chapeaux de roue avec Doing it to Death, un groove hypnotique de 10 minutes dans lequel James Brown improvise dès le début « We’re gonna have a funk good time… » Avec l’aisance qu’on lui connaît, Brown parle à ses musiciens : « Fred can you take us higher ? » et Wesley y va alors avec le premier solo de la pièce. Animateur habile, Brown s’écarte souvent des paroles pour ajouter des onomatopées et des répliques qui rendent la pièce particulièrement savoureuse. Pendant ce temps-là, les musiciens tiennent le beat, réguliers comme des métronomes. Même les solos sont parfaitement synchro avec la musique. Il n’y a que Brown qui s’écarte du tempo en criant et en faisant toutes sortes de bruits. Sa voix est légèrement en retrait ce qui permet de bien entendre les musiciens. On a ensuite un solo de clarinette dans lequel Brown intervient ici et là. Avec des musiciens aussi réguliers, il peut se permettre à peu près n’importe quoi. Le reste du disque est plus que valable avec des pièces tantôt jazz —Sucker—, tantôt funky —La Di da la Di Day— où Brown troque le chant pour l’orgue.

Kool and the Gang – Light of Worlds [1974]

Après la sortie de Wild and Peacefull, un album truffé de hits, K&G retourne à un son moins commercial avec Light of Worlds, un disque où le thème de la spiritualité est omniprésent.

Light of worldsLa première pièce, Street Corner Symphony, est instrumentale. Il s’agit de bon funk jazzy et entraînant avec trompettes et tout le tralala… La seconde, Fruitman, nous saisit immédiatement par sa haute teneur en joie de vivre. À mesure que sont énumérés les fruits qu’offre le fruitman, un puissant rayon de soleil nous réchauffe l’âme et nous donne des frissons. La fin est particulièrement réussie, avec les cris du vendeur qui annonce ses fruits et les sons ambiants… on se croirait au coin d’une rue de NY. La pièce Light of Worlds est un mélange de funk et de spoken word : « Give us light, give us lots light, we need it… » Les Anglais la qualifieraient de uplifting… et c’est aussi le cas du reste de cet album puissamment lumineux, comme si les musiciens avaient voulu rendre hommage à leur héritage gospel. Avec sa rythmique nettement plus marquée, Higher Plane est un retour vers le format pop : guitare funky, tempo rapide, paroles brèves et quasi séquencées… On reste tout de même dans les hautes sphères : « We’ve been down too long Gotta to keep on liftin’, liftin’, liftin’, liftin’ you… » Vient ensuite LA pièce du disque : Summer Madness, une ode instrumentale à la beauté et la sensualité avec une basse bien grasse à l’avant-plan, un clavier discret et de sublimes interventions de synthé modulant sur des notes de plus en plus élevées d’un couplet à l’autre. Cette pièce étonnante est inédite dans le répertoire funk et sonne comme si elle avait été produite récemment… On plonge dans une dentelle de notes électroniques avec toujours cette basse omniprésente qui nous grounde. Ça se termine sur une note super aiguë, un peu comme si on atteignait la lumière, et ça enchaîne avec Here After qui débute avec des notes sur le même registre… On est donc rendus au paradis : « Here after When freedom, justice and equality will ring in the heart and the mind of all men » Eh oui… il n’y a qu’une fois au paradis que nous serons tous égaux. Cette pièce anodine nous laisse transis par l’extraordinaire voyage émotif qu’on vient de faire.

Wild magnolias – ST [1974]

Les Wild Magnolias perpétuent la tradition des Indiens de Mardi gras, des Afro-Américains issus des classes pauvres qui paradaient dans les rues de la Nouvelle-Orléans en hommage à leurs ancêtres —souvent esclaves— et aux Amérindiens qui accueillaient et protégeaient les esclaves en fuite.

wild magnoliasLes Wild Magnolias ont un son très particulier et c’est évident dès les premières secondes de la pièce Handa Wanda, un morceau rythmé qui diffuse une gaieté  contagieuse. Smoke my peace pipe nous propulse ensuite dans ce que le funk a de meilleur à offrir : au menu de la basse bien grasse et des paroles rigolotes « Smoke my peace pipe… Smoke it right ! » Impossible d’échapper au rythme swingang qui nous fait taper du pied. « Just take a few hits, put some smoke on your mind… » Une décharge de saxophone perce alors le groove, un peu à la façon de quelqu’un qui prendrait une profonde bouffée de pipe. Dans la pièce suivante, Two Way Pak E way, on retourne dans le son festif du Mardi Gras. Accompagnée d’une ribambelle de sifflets, cette fanfaronne fanfare semble hors de contrôle. Corey Died on the Battlefield est un funk malade et contagieux avec de la superbe basse et des paroles très prenantes. La technique vocale brute est appuyée ponctuellement d’un vocodeur et d’un genre de trompette qui plane au-dessus de ce puissant groove. (Somebody got) Soul, Soul, Soul métisse les deux sons du groupe. Le tintamarre des musiciens de rue redouble d’ardeur. Il faut imaginer ces types couverts de plumes comme les Amérindiens —leurs tenues sont si outrageuses qu’elles en deviennent presque psychédéliques— marcher dans la rue en faisant une musique démente. De l’excellent afro-funk bondissant et pétillant. La dernière pièce, Saints, est une reprise du gospel When the Saints Go Marching in avec une extraordinaire partition de saxophone et plusieurs instruments à vent qui luttent les uns avec les autres dans une surenchère de notes. Le tout enrobé d’une orchestration garantie de dérider les plus blasés. Ça se termine a capella avec la chanson originale Saint noyée dans les tamtams et les sifflets… la parade est passée.

Gil Scott-Heron – The revolution will not be televised [1974]

Réputé pour sa poésie ultra-politisée, Gil Scott-Heron fut l’une des principales influences sur le rap des années 1980. Appuyées de musiciens jazz de premier plan, ses chansons se distinguent également sur le plan musical. The Revolution Will not be Televised est une compile des meilleurs morceaux du début de sa carrière. Le disque oscille entre R&B, funk et blues…

Gil Scott-Heron ‎– The Revolution Will Not Be TelevisedÇa débute avec The revolution will not be televised, une pièce où la société américaine est décriée de manière brutale, tel un effarant jingle publicitaire qui n’en finit pas. Produits de consommation, violence raciale, vedettes de la télé, ghettos, politiciens véreux… ça s’accumule jusqu’à nous serrer la gorge au point qu’on a presque de la misère à respirer… pour finalement se conclure sur ces paroles : « The revolution will be live ». The get out of the ghetto blues est un superbe blues accrocheur : « I know you think you’re cool Just ‘cuz you shooting that stuff in your arm… » Un régal… Lady Day and John Coltrane est la pièce la plus légère de l’album. Sur une rythmique démente, GSH explique que lorsqu’on se sent triste au point d’avoir peur de ne pas passer à travers sa journée, on peut toujours se rabattre sur Billie Holiday et John Coltrane « They’ll wash your troubles away ! » Home is where the hatred is décrit l’effroyable réalité du junkie : « home is where the needle marks try to heal my broken heart » Brother est une pièce à consonance africaine avec du bongo. Sous forme de spoken word, GSH y critique avec ironie ses frères Noirs. Whitey on the moon est une autre critique cinglante des É-U dans laquelle il dénonce les lamentables conditions de vie des Noirs alors que des Blancs vont sur la Lune :  « A rat done bit my sister Nell With Whitey on the moon Her face and arms began to swell And Whitey’s on the moon… » Ça se termine avec avec Did you hear what they say, une pièce terriblement triste sur un soldat Noir mort au combat et qui ne peut être enterré.

Headhunters – Survival of the fittest [1975]

Herbie Hancock connut un succès important avec The Headhunters sur l’album Chameleon. Survival of the Fittest est le premier album du groupe sans Herbie Hancock. Le résultat est spectaculaire. Libéré du format pop, les musiciens expriment leur énorme talent.

the headhunters - survival of the fittestÇa débute en force avec God Make Me Funky, un morceau de plus de 9 minutes qui commence avec une simple batterie à laquelle se greffent une belle basse ronde, de la guitare funky, une voix soul et les Pointer Sisters aux back vocals. Après environ trois minutes, débute un bridge avec une clarinette. Tout est sous contrôle mais on sent la tension monter lentement. Soudain, une clarinette basse se déchaîne et on est criblés de notes qui se déversent sans arrêt de cet instrument diabolique. Le solo se poursuit jusqu’à ce que ça frôle le chaos, puis les back vocals reviennent et on s’en sort sain et sauf. Ouf ! Le début de Here and Now rappelle le jazz ambiant des années 1960. Après une longue intro, une lourde basse s’impose, suivie d’une clarinette et d’une section rythmique. On est dans le funk mais par la lorgnette du jazz. Ça évolue lentement vers le freejazz mais le groove garde les musiciens ensemble. Daffy’s Dance est dans le même registre mais sur un rythme plus régulier. Plusieurs instruments bizarres ajoutent une touche d’exotisme dans ce groove résolument funky. Rima est un long mood ambiant truffé d’effets de guitare qui donnent l’impression d’un synthétiseur. Avec le jeu de la clarinette qui donne une sensation d’apesanteur, la pièce évoque l’espace. C’est quand même extraordinaire ce que peuvent faire de bons musiciens. If You’ve Got it, You’ll Get it débute avec un instrument à cordes qui fait musique du monde. Des percussions s’ajoutent lentement puis arrive le sax ténor qui nous saisit par sa sensualité extraordinaire. Le chant débute peu après. Après quelques mesures, la guitare arrive et ça repart pour un des meilleurs passages de space-funk que j’ai entendu de ma vie… La guitare module dans le fuzz et le musicien arrive à faire transcender son instrument qui finit par devenir presque impossible à identifier. Les chants reviennent, ce qui annonce l’atterrissage imminent qui s’effectue au son de l’instrument à cordes du début. On peut maintenant détacher sa ceinture de sécurité !

note : les pièces en brun sont dans le mix.

© Alain Cliche 2014

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