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The Residents : outsider parmi les outsiders

30 août 2014

The-Residents_GroceryStore78_midres-250x250J’ai connu les Residents en 1981. À l’époque, je faisais de la radio avec mon pote André à CKRL, une radio communautaire de Québec. Le mandat de l’émission était de couvrir la scène alternative. On passait nos nuits à faire jouer new wave, punk, reggae, ska, industriel et à peu près tout ce qu’on regroupe aujourd’hui sous le vocable post-punk. Comme je le raconte dans mon livre Normal, PIL était notre groupe culte. On aimait son côté bizarre et c’est sans doute ce qui nous a menés vers les Residents. Cliquez pour en écouter un extrait.

Commercial Album – 1980

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Le premier album qu’André s’est procuré est Commercial album, un disque d’une quarantaine de pièces d’une minute chacune. On en faisait jouer 4-5 d’un coup et on enchaînait avec d’autres trucs bizarroïdes. Impossible de se lasser de ce disque à consonance minimaliste ; chaque pièce ayant un thème qui cesse juste quand on commence à s’y habituer. Cette longue suite d’idées musicales témoigne de l’extraordinaire originalité des Residents. Pourquoi un format d’une minute ? Les Residents voulaient que leur musique passe à la radio. Comme personne ne voulait la faire jouer, ils ont acheté du temps d’antenne sur une station de San-Francisco et l’ont fait jouer comme si c’était de la pub. Chaque pièce serait passée une fois. Même la pochette était intéressante. On y voit nul autre que John Travolta et Barbara Streisand, mais faut y regarder de près pour s’en rendre compte.

Mark of the Mole – 1981

theresidents-markofthemoleJ’allais souvent à Montréal pour acheter des disques. Un jour André m’a fait une liste sur laquelle était mentionné Mark of the Mole, qui venait de sortir. Je suis allé chez Dutchy’s, une boutique légendaire de la rue St-Laurent. La moitié de l’endroit était dédiée au rock importé et l’autre aux trucs alternatifs. J’ai trouvé Mark of the Mole et deux ou trois autres perles que j’ai rapportées à Québec. En arrivant chez moi, j’ai appelé André. Quand il est arrivé, on l’a écouté assis sur mon lit. On n’en revenait pas comme c’était bizarre. On avait l’impression de tomber dans les sillons du disque sans pouvoir en sortir tellement c’était bon. Chaque côté était constitué d’une longue pièce étrange, plus proche du théâtre expérimental que de la musique proprement dite. Par moment, des sons graves surgissaient des enceintes et ça nous foutait la trouille. Commercial Album était un album léger qui pouvait s’écouter sans trop d’effort mais Mark of the Mole exigeait toute l’attention de l’auditeur, un peu comme les albums de rock progressif des années 1970 ; sauf qu’il n’y avait aucune harmonie dans la musique. C’était un voyage dans l’obscurité et ça tombait pile vu qu’on était en pleine débauche post-punk si vous voyez ce que je veux dire.

Meet the Residents – 1974

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Après ça j’ai eu la piqûre. J’ai écrit à Ralph Record à San Francisco pour obtenir leur catalogue. J’ai fait venir Meet the Residents qui m’a déçu par sa piètre qualité sonore mais ébloui par son génie inventif. J’ai été déstabilisé par ce que j’entendais. Y avait rien à quoi se raccrocher, à part quelques mélodies enchevêtrées dans un chaos bizarroïde. Le langage musical des Residents était révolutionnaire. Ça rappelait les expérimentations de Faust, un groupe krautrock mais en plus disjoncté. Certaines incursions sonores semblaient se diriger vers la musique électronique mais sans s’y rendre entièrement. Sur Rest aria, un piano désaccordé et un xylophone nous plongeaient dans une nostalgie qui semblait remonter aux années 1920. Quelque chose de vieillot se dégageait de cette musique savamment déconstruite. Comme si les mythes de l’Amérique défilaient sur un écran à l’époque du cinéma muet. Des incursions de saxophone et autres cuivres trahissaient les origines du groupe : la Nouvelle-Orléans. Ça se terminait avec N-ER-GIE (Crisis blues) un long collage truffé d’idées intéressantes où une pièce des années 1960 était habilement déconstruite et intercalée au milieu de refrains plus ou moins grotesques. Le plus étrange, c’est que plus on écoutait cet album, plus on y prenait goût.

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La pochette originale reprenait la fameuse couverture de Meet The Beatles en dénaturant les visages des musiciens. Capitol Record n’a pas apprécié la plaisanterie et Ralph Record a dû faire une autre pochette qui n’avait rien à voir avec l’ancienne, si ce n’est de se foutre à nouveau de la gueule des Beatles en attribuant les crédits à Paul McCrawfish, John Crawfish, Ringo Starfish… Cette rébellion alliée à leur démarche DIY annonçait le courant post-punk à venir.

 

The Third Reich and Roll – 1976

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André a trouvé The Third Reich and Roll chez Vinyl, une petite boutique de disques de Québec qui attirait une clientèle déjantée. Le disque était magané mais on s’extasiait quand même en écoutant cette synthèse dadaesque sur les origines du rock and roll. The Third Reich and Roll ressemble à Meet the Residents sur le plan sonore mais il est plus structuré et plus trash. Nombre de hits du palmarès des années 1960 sont découpés, pervertis et brillamment remontés. Après le choc initial émergeait une étrange impression. Ces versions déconstruites semblaient rééquilibrer les choses. Non, tout n’était pas beau et joli. La vie recelait aussi une dimension sombre que les Residents s’évertuaient à explorer. Comme l’écrivain Charles Bukowski l’a souvent dit : « Someone has to kick Mickey Mouse out of our head. » Même si Bukowski écoutait surtout du classique, il aurait sans doute approuvé la démarche artistique des Residents.

Fingerprince – 1977

Fingerprince-1375091165-21531Les savantes déconstructions auxquelles se sont adonnés les Residents leur ont permis d’arriver à leur propre langage musical : un genre de mariage dada et pop. Le premier côté de Fingerprince est constitué de pièces courtes. Cette face constitue un blue print pour plusieurs albums subséquents. Six things to a cycle occupe le second côté et dure plus de 17 minutes. Écrite pour un ballet, elle est construite à partir de percussions variées où l’on sent l’influence du compositeur Harry Partch. L’abondance de congas et autres instruments percussifs trahit aussi l’influence de certaines musiques du monde, notamment africaine. La complexité de la trame percussive finit par se réconcilier avec l’univers bizarroïde des Residents qui se concrétise avec l’apparition d’instruments jouets et de mélodies tristounettes –leur marque de commerce. Fingerprince est un album réussi qui sort nettement des sentiers battus. À l’origine, il devait avoir 3 faces. Les pièces ne pouvant figurer sur le disque furent pressées sous forme d’un E.P : Babyfinger. Ce 7 pouces rare contient 4 morceaux dont la superbe pièce Walter Westinghouse.

Not Available – 1978

139943Ça faisait un sacré moment que je voulais écouter Not available et j’étais fou comme un balai quand il est arrivé dans la boîte expédiée par Ralph Record. Not available est un album plus triste constitué de longues pièces qui évoluent selon un algorithme imprévisible mais accrocheur. Le son s’est raffiné et leur puissance évocatrice s’en trouve décuplée. Les Residents l’auraient produit en 1974 sans avoir l’intention de le sortir  et ce n’est qu’en 1978 que l’album fut lancé. Avec ce disque, les Residents ont franchi un pas de géant. Non seulement leur univers s’articule de façon plus organique mais les partitions musicales sont impeccables.

La mythologie entourant les Residents fut sans doute leur meilleure pub. À commencer par leur nom. Le groupe aurait envoyé un démo à Hal Halverstadt chez Warner Brother. Halverstadt avait entre autre travaillé avec Captain Beefheart, un de leurs héros. Après avoir écouté ce démo, il l’aurait renvoyé à l’adresse de retour. Comme aucun nom n’accompagnait la bande, elle fut simplement adressée à : The Residents.

Duck Stab – 1978

duck stabDuck Stab est l’un des disques les plus accessibles de leur répertoire. Sorti en 1978, cet album regroupe deux projets. Le côté A combine les pièces de Duck Stab et le côté B celles de Buster & Glen, d’où la double couverture (format vinyle). Cet album recèle le langage musical particulier des Residents mais son dosage est subtil d’où la possibilité de l’apprivoiser plus facilement. Les arrangements sont à la fois audacieux et grotesques, et l’équilibre entre les deux est génial. Quelques discrètes interventions de synthétiseur ajoutent à l’aspect bizarroïde. Le traitement des voix est soigné et, même si c’est toujours le même type qui s’adresse à nous, on ne peut arriver à un effet de proximité en raison du traitement vocal qui nous le rend étranger. De nombreuses mises en scène dadaesques au sein des pièces les libèrent du carcan de la musique pop et les rapprochent du théâtre. Duck Stab constitue un ultime effort vers le format pop mais il transgresse la plupart des règles pop.

Eskimo – 1979

theresidents-eskimoEskimo est le premier disque qui leur a valu une reconnaissance critique et beaucoup le considèrent comme leur chef-d’œuvre. Conçu comme un documentaire musical sur les Eskimos, cet album évoque la vie rude et tribale de cette nation du grand Nord. Eskimo possède non seulement l’esprit créatif des meilleurs disques du groupe mais son thème lui confère une teneur anthropologique. Plusieurs passages évoquent des aspects de la vie des Eskimos : musique, rituel, danger (attaque de l’ours polaire). Quand on songe que le mode de vie de cette tribu est menacé, on ne peut que saluer l’esprit visionnaire des Residents. Vers la fin du disque, on entend distinctement les paroles : « We want Coke oh yeah !» C’est ainsi que les Residents annoncent la disparition des Eskimos qui « passent dorénavant le plus clair de leur temps à regarder la télé sur des réserves gouvernementales ». À écouter avec une couverture durant la canicule.

Diskomo – 1980

theresidents-diskomoDiskomo est un E.P. basé sur Eskimo. Le slogan sur la pochette ne peut être plus clair : Disco will never die ! Doté d’une rythmique d’enfer, ce 12 pouces fut leur premier effort pour aller vers un son carrément commercial. Et lorsqu’on entend « We want Coke oh yeah !» ce coup-ci, ces paroles prophétiques prennent tout leur sens. Le B-side intitulé Goosebump contient de la musique à saveur enfantine, dont une version pittoresque de Farmers. Le début de leur interprétation de Plants semble tout droit sorti d’un film d’horreur. Les Residents seraient-ils après botter le cul de Mickey Mouse ? Ça en a tout l’air !

Tunes of Two cities – 1982

51378T2GQKLTunes of Two Cities poursuit la trilogie amorcée avec Mark of the Mole mais dans une atmosphère nettement plus légère. C’est moins réussi. On sent que ça s’essouffle et qu’il y a une baisse d’intensité. Comme si les Residents essayaient de «muzakifier» leur univers bizarroïde. Ce n’est pas un mauvais album mais il repose sur des gimmicks qui annoncent leur processus créatif –simplifié– à venir. Comme me confia le guitariste Snakefinger –que j’ai interviewé en 1986– les Residents avaient maintenant des émulateurs et ils n’étaient plus obligés de se donner autant de peine pour produire des sons intéressants. Dès lors, cette nouvelle aisance technologique marquera l’œuvre des Residents et j’avoue avoir perdu une partie de mon intérêt pour le groupe. Faut dire qu’il se passait beaucoup de choses sur la scène musicale au début des années 1980 et j’avais moins de temps à consacrer à un groupe qui requérait toute l’attention pour être pleinement apprécié.

George & James – 1984

georgejamesComme s’ils avaient eu conscience de leur manque de souffle, les Residents sont retournés à la base pour s’intéresser cette fois-ci à des compositeurs les ayant marqués. Ils ont débuté une série d’enregistrements intitulés The American Composers Series. Le premier opus fut dédié à George Gershwin et James Brown, chacun occupant une face de disque. La face A (Gershwin) est un peu anémique à première écoute. Les Residents peinent à embrasser le langage de Gershwin et semblent aussi se perdre dans les subtilités de cette musique orchestrale. La face dédiée à James Brown est plus convaincante. Dans le DVD de Demons Dances Alone (en concert), le chanteur raconte sa rencontre inopinée avec James Brown dont la voiture était en panne au bord de la route. Pour JB c’était qu’une anecdote mais pour les Residents ce fut un moment inoubliable. Leur fascination pour le godfather de la soul est nettement palpable et le décalage entre les versions originales et celles des Residents projette une nouvelle lumière sur l’œuvre de James Brown.

Stars and Hank forever – 1986

Stars   Hank ForeverLe second de la série s’intitule Stars and Hank forever. Le côté dédié à Hank William est magnifique. La pièce Six more miles to the graveyard est plongée dans une ambiance sombre qui ajoute à son réalisme. Contre toute attente, Kaw-liga reprend le rythme de Billy Jeans de Michael Jackson mais avec une touche nettement bizarroïde. Quand j’étais DJ, chaque fois que je faisais jouer les Residents, j’espérais que les gens résistent à l’envie de s’en aller. Mais avec Kaw-liga, pas de problème… cette pièce fut un succès dans la plupart des clubs alternatifs. L’étiquette Torso pressa même un 12 pouces d’une version étirée à 9 minutes et dotée d’une track de guitare particulièrement décapante. La face B, dédiée à John-Philip Sousa, est moins spectaculaire mais tout aussi intéressante. Cette série sur les compositeurs américains fut abandonnée en raison de la disparition du format vinyle qui permettait d’aborder un compositeur par côté.

The King and Eye – 1989

R24891J’étais passé à côté de l’album The King and Eye mais je n’ai pas raté la tournée lorsqu’ils sont revenus à Montréal, en novembre 1990. Ce fut un des meilleurs concerts de ma vie. La première partie était dédiée à l’album The King and Eye. Entre les reprises d’Elvis, on a eu droit à des entractes avec des marionnettes d’enfant géantes qui interrogent le chanteur sur le King. Il leur répond de façon philosophique sur différents aspects de sa vie. La superbe pièce Return to Sender embrasse avec ironie la mythologie des Residents : « Return to sender, address unknown, aint no such person in no such zone… » Quand on sait d’où vient le nom des Residents, cette chanson résonne d’une façon très particulière, comme si la fiction se superposait à leur propre réalité. C’est d’autant plus troublant que les interludes portant sur le King reprennent nombre de questionnements existentiels sur les raisons de faire de la musique et les dangers de la popularité. Il ne faut pas oublier que les Residents sont restés masqués durant tous leurs concerts pour conserver leur anonymat. Leurs interprétations de pièces archi connues sont excellentes et c’est à mon avis l’album où ils ont été le plus loin dans l’exploration de la mythologie entourant une légende. Avec The King and Eye, les Residents réduisent à néant un des plus grands symboles de l’Amérique tout en lui rendant un extraordinaire hommage.

Les années 1990-2000

Je bossais maintenant à plein temps et j’avais moins de temps à consacrer à la musique. Je ne peux me prononcer de façon aussi catégorique sur le reste de leur répertoire mais j’ai entendu des trucs valables sur God in Three Persons, Freakshow et Gingerbread man… Demons dances alone m’a semblé beaucoup plus comestible que ce à quoi le groupe m’avait habitué mais je l’ai tout de même adoré. Même chose pour Animal Lover sorti en 2005. J’ai revu les Residents pour la 4e fois lors de la tournée Talking Light en 2010. J’ai d’ailleurs fait un compte-rendu du concert sur ce blogue.

accro - bordure.jpegDans l’épilogue de mon livre Accro vinyle, j’ai exprimé un cri du cœur pour la musique. Voici ce que j’ai écrit sur les Residents :

«Aucun groupe n’exprime le chaos comme les Residents. Les Residents, c’est une ruelle sombre où la vie peut prendre un nouveau départ ou se terminer ; une histoire pour enfant non sponsorisée par Mc Do, quelque chose qui refuse d’être récupéré, profondément vivant et ne peut être formaté. Des esprits libres, résistant aux décapants industrieux, aux catégories, aux cases. Un monde sans carré ni rectiligne. La vibration vient d’un monde souterrain. Elle recycle notre médiocrité quotidienne, lui injecte le juste dosage d’arsenic et neutralise l’illusion qui nous drogue. Les Residents, c’est ma naissance comme individu. C’est là que je suis devenu, que ma vie a débuté. C’est un endroit secret qui m’appartient et que peu comprennent. C’est le pôle-nord amélioré. L’antagonisme à la vulgarité. La vie organique, douloureuse et précaire. Un cri du cœur, du corps, des tripes. Un éclairage neuf sur un habit rapiécé. C’est entrer dans Citizen Kane et tomber sur Elvis bedonnant, maugréant, avalant ses cachets. Les mythes sont dégourdis puis absorbés par l’ombre éblouissante. Intolérable. Cynique. Libératrice et apaisante. Les Residents, c’est la violence requise pour se défaire de l’image-tyran. La pellicule est hachurée, grattée à la main et remontée par un aveugle. Les scènes déboulent, s’enchaînent. La caméra est posée dans la plaie, la souffrance, le mensonge. Les couleurs sont saturées, le volume au max. Ça résonne, m’harasse et m’obsède jusqu’à ce que le chaos sonore se fonde en un bruit de chute d’eau qui se déverse dans mon cerveau et nettoie la saleté que j’ai dans la rétine des oreilles. Les Residents, c’est la vie rapide et accélérée ralentie… pour mieux en voir les accrocs, la regarder se déformer sous nos yeux, voir les rides apparaître sous les nôtres. »

© Alain Cliche 2014

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7 commentaires
  1. ChicoChickenface permalink

    Bonjour, merci de ce post sur les Residents. J’ai découvert moi aussi à Paris en 1981, moi aussi d’abord par commercial album. Je les ai vus 15 fois en concert à présent, dont le mythique Mole Show par deux fois… mon pseudo m’a été donné par Bunny Boy.
    Ils ont influencé une partie de ma vie, c’est certain. Et ils continuent de l’influencer d’ailleurs. Juste un petit mot de l’autre bout du monde, pour te saluer.
    Chico Chickenface

  2. j’aime aussi ces fous farfelus, ces inconnus que je n’ai jamais vu en live 😦 parait que Zappa en faisait partie ???

    • Zappa membre de Residents !?! Ça me surprendrait beaucoup… mais ils ont eu plusieurs collaborateurs dont Chris Cutler, le fondateur de Recommende Record… et aussi Fred Frith…

  3. Gilbert Lachance permalink

    Sans oublier Snakefinger malheureusement décédé en 1987. 😦

  4. Renaldo & the Loaf ont enregistrés plusieurs disques sur Ralph Records, qui était l’étiquette de disque fétiche des Residents. Notons l’album ‘Title in Limbo’, qui est le fruit d’une collaboration avec les Residents
    http://www.renaldoloaf.com/albums/TIL.htm

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