Les vies parallèles de Jack Kerouac – Barry Gifford/Lawrence Lee [1978]

Cette biographie fut publiée neuf années après la mort de Kerouac. D’innombrables extraits d’entrevues avec ceux qui l’ont côtoyé la rendent étonnamment vivante.

Kerouac poussa William Burroughs à écrire mais il eut aussi un impact considérable sur Allen Ginsberg. Voici sa réaction après avoir lu The Town and the City, 1er roman de Kerouac : « la lecture de ce texte monstrueux me bouleversa […] elle m’émut tant, que j’écrivis mes premiers poèmes publiés […] le roman de Jack me poussa aussi à devenir un artiste… à vraiment me prendre au sérieux en tant que poète […] je compris soudain que nous avions le pouvoir d’écrire une œuvre immortelle. »

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Kerouac – Anges de la Désolation [1965]

Anges de la Désolation ne figure sur aucune liste de livres qu’on doit avoir absolument lus. C’est pourtant un livre fort intéressant. Kerouac s’y livre plus librement que dans ses autres romans et sa prose est magnifique.

La première partie se passe sur Desolation peak où il passe deux mois comme garde forestier à surveiller les incendies. Comme il n’a pas grand-chose à faire, ça ressemble un peu à une retraite de méditation. En parfaite communion avec les éléments, Kerouac s’extasie devant les «créatures de Dieu». Lire la suite

La dernière balade de Billy – William Burroughs Jr [1973]

William Burroughs Junior (WBJ) est le fils de Williams S. Burroughs, écrivain célèbre mais aussi junkie irrécupérable qui tua accidentellement sa femme lors d’un épisode où il jouait à Guillaume Tell. WBJ fut donc été élevé par ses grands-parents dans la ville de Saint-Louis. Il ne voyait son père que 2 fois l’an, lors du passage de celui-ci en Amérique.

Dans La dernière Balade de Billy, il raconte l’épisode lorsqu’il retourne à Palm Beach après un passage mouvementé à New York (voir Speed). Lire la suite

Speed – William Burroughs Jr [1970]

Speed est l’histoire d’une défonce monumentale. Billy quitte son environnement bourgeois de Palm Beach, Floride, pour aller faire la bringue avec des potes à New York. Il s’ensuit une série de trips et de défonces qui le mènent d’appartements sordides du East village en piqueries en passant par de courts séjours en taule avec sorties sous caution payées par tonton Allen, un ami du paternel.

Speed est une incursion dans le milieu hippy des années 1960. Lire la suite

Herbert Huncke – Coupable de tout

Inventeur de la célèbre expression «Beat», Herbert Huncke passe ses journées à vivre en marge et se foutre de ce que la société juge important. Son livre est un long passage dans le New York underground des années 1950 truffé de rencontres entre camés et de discussions hallucinées.

Le livre est rempli de ces expériences bizarres qui changent le cours d’une vie. D’une rencontre dans un shooting gallery à une cérémonie de magie noire en passant par toute la panoplie d’opérations clandestines pour trouver de la dope et, de temps en temps, l’inévitable séjour en taule. Lire la suite

Buk et les Beats – Jean-François Duval [1998]

Livre étrange. La première partie est un essai sur les beats où il est notamment question de Kerouac, Ginsberg, Burroughs et Neal Cassady. Ce n’est pas inintéressant —au contraire— mais on peut se demander ce que ça vient faire dans un livre sur Bukowski, lui qui s’est toujours dissocié de ce courant littéraire.

En fait Bukowski a souvent dénigré les Beats. Dans le Journal d’un vieux dégueulasse, il traite d’ailleurs Burroughs de « pédale molle et d’abominable lécheur de verrues ». J-F Duval essaie de nous convaincre que Bukowski ne voulait pas vraiment dénigrer les Beats mais sa rhétorique est faible. Lire la suite