Art Sex Music — Cosey Fanni Tutti [2017]

Art Sex Music est l’autobiographie de Cosey Fanni Tutti qui fut membre du collectif COUM Transmission, de Throbbing Gristle et, plus tard, de Chris & Cosey. Je me suis procuré cette brique de 500 pages lors de son lancement à New York, pour lequel j’ai publié un autre article.

Les premiers chapitres du livre sont dédiés à sa jeunesse dans la ville de Hull, UK. Il s’agit du récit d’une jeune fille qui nous raconte d’où elle vient, qui nous parle de ses amis, de sa famille… La relation difficile avec son père contrôlant permet de comprendre d’où lui est venu ce puissant besoin de liberté. Mais, comme elle le fait elle-même remarquer, on peut s’interroger sur les raisons qui la mèneront vers Genesis P-Orridge, un autre homme contrôlant et manipulateur. Lire la suite

Lancement du livre Art Sex Music de Cosey Fanni Tutti

IMG_2982NY, 26 avril – Je suis arrivé à la librairie Mc Nally & Jackson cinq minutes d’avance. J’observais l’endroit en me demandant où ça pouvait bien se dérouler lorsque je l’ai vue passer. Bien qu’elle ait vieilli, je l’ai tout de suite  reconnue : manteau en cuir noir, chevelure foncée avec un peu de couleur et teint blafard. Elle était accompagnée d’un type. Lire la suite

The Residents : outsider parmi les outsiders

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J’ai connu les Residents en 1981. À l’époque, je faisais de la radio avec mon pote André à CKRL, une radio communautaire de Québec. Le mandat de l’émission était de couvrir la scène alternative. On passait nos nuits à faire jouer new wave, punk, reggae, ska, industriel et à peu près tout ce qu’on regroupe aujourd’hui sous le vocable post-punk. Comme je le raconte dans mon livre Normal, PIL était notre groupe culte. On aimait son côté bizarre et c’est sans doute ce qui nous a menés vers les Residents.

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The Residents : outsider parmi les outsiders

The-Residents_GroceryStore78_midres-250x250J’ai connu les Residents en 1981. À l’époque, je faisais de la radio avec mon pote André à CKRL, une radio communautaire de Québec. Le mandat de l’émission était de couvrir la scène alternative. On passait nos nuits à faire jouer new wave, punk, reggae, ska, industriel et à peu près tout ce qu’on regroupe aujourd’hui sous le vocable post-punk. Comme je le raconte dans mon livre Normal, PIL était notre groupe culte. On aimait son côté bizarre et c’est sans doute Lire la suite

Rap, électro, break et hip hop.

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Plusieurs styles de musique voient le jour au tournant des années 1970-1980; punk, new wave, électro-pop et industriel. Le dernier courant musical qui émerge de cette période pour le moins faste est le rap, un genre basé sur de longues tirades dites au rythme d’une musique funky.

Durant les années 1970, les Last Poets et Gil Scott Heron utilisaient le spoken word, une technique vocale consistant à parler sur la musique.

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Perles de la musique bizarre [1978-81]

Duck Stab

Pour survivre à l’océan de merde pop qui se déverse sans arrêt à la radio, il faut parfois écouter des trucs un peu plus complexes, je veux dire de la musique plus difficile d’approche, mais qui une fois apprivoisée nous amène où l’on n’aurait jamais pensé aller en termes émotifs. De temps en temps, j’ai besoin d’écouter ce genre de musique. Ça me calme. Voici quelques classiques de cette musique souvent hermétique à première écoute.

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Rip It Up and Start Again : Post-Punk 1978-1984 – Simon Reynolds [2007]

Rip It Up and Start Again est un essai de 682 pages sur le post-punk, un terme fourre-tout qui englobe des courants musicaux comme le new wave, le no-wave et l’électrop-pop. L’auteur y inclut aussi l’industriel, le ska, le gothique et même des groupes inclassables comme les Residents. Si le terme post-punk s’impose par son aspect fourre-tout, il est sémantiquement imparfait puisque beaucoup de ces groupes ont commencé à faire de la musique avant ou pendant l’ère punk. C’est le cas des Residents, Talkingheads, Devo, Throbbing Gristle, Suicide et de nombreux autres. Lire la suite

Blank City – Celine Danhier [2011]

blank-city-2010-us-posterBlank City retrace le No Wave, un courant artistique qui a chevauché le punk durant les années 1970 à New York et qui a touché surtout le cinéma et la musique.

À l’aide d’archives et d’entrevues, la réalisatrice réussit à évoquer le climat créatif et l’atmosphère de New York, au bord de la faillite à l’époque. Un grand quadrilatère de Manhattan laissé à l’abandon fut le terrain d’expérimentation des figures de proue du mouvement. Il faut voir ces images du Lower East Side en ruines et ces wagons de métro couverts de graffitis. Quand on voit ce que New York est devenu, difficile d’imaginer que cette ville ait été laissée dans un tel état. Lire la suite