MTL punk – la première vague [2011]

L’histoire de ce documentaire commence au début des années 2000, lorsque Érik Cimon lit mon scénario intitulé «Normal !» dans lequel je racontais ma jeunesse punk. Érik m’a alors proposé de faire un documentaire sur le sujet. Pour avoir un aperçu du projet initial, vous pouvez lire Normal !, un livre au titre ironique publié en 2009. Montréal punk est le premier documentaire sur la scène punk montréalaise. Les auteurs commencent par replacer le punk montréalais dans son contexte, c’est-à-dire dans le Québec hippy et nationaliste des années 1970. Cette culture jugée étouffante par plusieurs, les pousse à aller voir ailleurs —Londres et NYC. Là-bas, ils sont foudroyés par la musique punk et décident de ramener cette énergie à la maison.

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Perles de la musique post-punk

 

Wire : 154 [1979]

Wire est un groupe fascinant qui a immédiatement emprunté un chemin original. Ce groupe n’a jamais essayé de sonner punk, ce qui est fidèle à l’esprit de l’époque… Pourquoi faire ce que d’autres ont déjà fait ? On se souviendra longtemps de leur premier album Pink Flag [1977], un classique punk. Sur 154, on découvre un groupe mature qui arrive à exprimer le mal de vivre comme peu de groupes ont réussi avant eux. Lire la suite

Punk : Hors limites – Stephen Colegrave

Livre grand format (32 x 29) de référence autant pour le fond que la forme, très fidèle à l’esprit d’origine. Les Sex Pistols, le Bromley contingent (Siouxsie et cie) et la boutique SEX occupent une place prépondérante mais les pionniers américains (Factory, Ramones, NY Dolls…) sont bien couverts. La collection de photos est magnifique et la direction artistique, impeccable. La couverture de l’édition française est plus jolie que celle de l’édition anglaise. L’édition française est aussi reliée.

International Discography of the New Wave Volume 2 1982 1983 (two, II 83 84) – B. George & Martha DeFoe

international discography of the...Livre référence pour tout mordu de musique underground de la fin des années 70 et début 80 (new wave-punk-ska-industriel-post punk). Plus de 700 pages remplies d’infos sur les groupes, les musiciens, les labels, les tirages… Y a même des pages pleines de pochettes (en noir et blanc). Tout est là… enfin… presque !  Une quarantaine de collaborateurs ont été sollicités pour couvrir ce vaste spectre musical. L’ouvrage est d’autant plus colossal quand on songe qu’on n’avait pas d’ordi à l’époque. Ce livre est une pièce de collection alors bonne chance pour en trouver un exemplaire !

Génération Extrême, 1975-1982 du Punk à la Cold-Wave – Frédéric Thébault

Ce livre est loin d’être le dernier mot en la matière. L’auteur aborde de long en large la scène punk britannique et passe ensuite un peu vite sur la scène américaine qui la précède pourtant. Lorsque les Sex Pistols, les Clash et les Damned ont commencé à faire des concerts —en 1976— ça faisait déjà deux ans que les Ramones —et une myriade d’autres bands— bousillaient des tympans au CBGB de NY. L’auteur ratisse aussi un peu large et se perd par endroit… Eh non ! Fred Frith n’est PAS un membre des Residents. Il n’a collaboré qu’à un seul album. Ce livre pour le moins approximatif est tout de même bien illustré et plaira sans doute aux profanes mais certainement pas aux puristes.

Please Kill Me : L’histoire non censurée du pun… Legs McNeil

Livre basé sur plus de 200 entrevues avec ceux qui ont créé la scène punk aux USA. Enfin, ceux qui sont encore en vie ! Le texte est une suite de citations, ce qui donne un style documentaire. On y parle du Velvet, des Stooges, des MC5, des New York Dolls (et des frasques légendaires de Johnny Thunders), Patti Smith, Television, Ramones, Blondie… Ce cocktail de sexe, poésie, drogue et violence recèle nombre d’anecdotes toutes plus savoureuses les unes que les autres. Désopilant.

England’s dreaming : les Sex Pistols et le punk – Jon Savage

Jon Savage connaît son sujet. En 1975, il crée le fanzine punk, London’s Outrage avant de collaborer régulièrement à Sounds et au Melody Maker. L’ouvrage est ambitieux. Il retrace l’histoire chronologique du mouvement et le situe dans son contexte social tout en prenant la peine d’établir des liens avec les courants artistiques qui l’ont modelé : dadaïsme et situationnisme. L’auteur a aussi inséré des notes de son journal personnel de l’époque et raconte, par exemple, ce qu’il a ressenti la première fois qu’il a vu les Clash. Il s’agit du meilleur ouvrage que j’ai lu sur le sujet et de loin.