En rire ou en pleurer – Jack London [1975]

En rire ou en pleurerLa plupart des livres de London furent d’abord publiés sous forme de feuillets dans des magazines. C’est peut-être ce qui explique qu’il excelle dans la nouvelle, un format naturel pour ce genre de publications.

Par les tortues de Tasmanie raconte l’histoire de deux frères séparés par l’adversité que la vie réunit. Ces deux frères sont très différents. L’un a réussi en faisant fructifier l’héritage familial et l’autre a couru le monde pour finir malade et pauvre mais heureux et adulé. À travers ces contrastes, London abordent les enjeux importants de la vie : l’amour, l’amitié, la passion et s’interroge sur ce qu’est réellement la réussite. Lire la suite

Quand Dieu ricane – Jack London [1911]

quand dieu ricaneLa première bonne nouvelle de ce recueil s’intitule Le renégat. Ça raconte l’histoire d’un gamin qui, tous les jours depuis qu’il a l’âge de sept ans, doit se rendre à l’usine pour faire vivre sa famille alors que son frère et sa sœur vont à l’école. London a lui-même passé une partie de sa jeunesse à travailler dans une usine et cette nouvelle résonne d’une façon très particulière, propre à l’autofiction.

Dans Le Chinetoque, cinq Chinois qui travaillent dans une plantation de coton de Tahiti sont accusés de meurtre. La façon infâme d’expédier l’affaire fait ressortir le racisme et la stupidité des Français qui colonisent l’île. Si Bukowski a lu Lire la suite

Sur le ring — Jack London [1905-13]

sur-ring-jack-london-L-1La première nouvelle de ce recueil s’intitule L’enjeu. Grâce à l’argent de la boxe, Joe parvient à faire vivre sa mère veuve et ses sœurs et à effectuer les traites sur la maison qu’il lui a achetée. Joe est l’athlète par excellence et n’a aucun vice. Un jour, il rencontre la belle Geneviève qui travaille dans une confiserie et c’est le coup de foudre. La beauté de Geneviève n’a d’égal que le talent de Joe et London arrive à marier sensualité et brutalité dans un phrasé qui danse comme un boxeur sur un ring. Joe est talentueux mais son ultime combat aura une tournure tragique. À travers la logique implacable du jeu, London expose à la fois l’essence de la boxe et la cruauté d’une vie régie selon les règles d’un jeu absurde. Lire la suite

La route – Jack London [1907]

la-route-jack-london-Dans La route, Jack London raconte sa vie de hobo (vagabond) qui consiste à inventer des histoires pour embobiner les gens afin d’être nourri, quêter, voler, et voyager comme passager clandestin sur les trains. Les hobos ont toujours la police ou un garde-frein sur le dos, aussi une partie du livre rappelle le cinéma muet de Chaplin lorsqu’il se sauve constamment de la police. À la suite d’une malchance, il se retrouve en prison pour 30 jours et c’est à titre de hobo qu’il est témoin des injustices du système judiciaire et carcéral. Ce séjour en taule l’amène à développer sa conscience sociale qui guidera ensuite l’écriture d’une partie de son œuvre.[1] Lire la suite

Le vagabond des étoiles – Jack London [1915]

le vagabond des étoilesLe vagabond des étoiles raconte l’histoire de Darell Standing, un assassin condamné à perpétuité à la prison de San Quentin, peine qui sera commuée en peine capitale en raison d’une règle administrative. En effet, dès qu’un prisonnier purgeant une peine à perpétuité frappait un gardien, il était automatiquement condamné à la potence. C’est donc dans un cachot que se passe la majeure partie du roman.

La rumeur courait qu’un prisonnier aurait fait rentrer 35 kilos de dynamite dans les murs de la prison et le directeur soupçonnait Standing de savoir où elle était cachée. Pour le faire parler, il lui inflige la camisole de force. Lire la suite

Martin Eden — Jack London [1909]

Jack London - Martin EdenMartin Eden est un homme rustre qui ne possède pas d’éducation. Il tombe amoureux de Ruth, une bourgeoise raffinée aux antipodes de ce qu’il est. Afin de se faire accepter d’elle, il consacre toute son énergie à s’instruire et apprendre ce qu’il y a dans les livres. Peu à peu, la brute s’affine et finit par avoir suffisamment de jugement pour analyser et voir les limites de ce milieu bourgeois qui l’avait fasciné au début. Épris de littérature, il décide de s’y consacrer entièrement, au grand désespoir de Ruth qui lui conseille plutôt de se trouver une situation. Les nombreux manuscrits qu’il envoie aux revues lui sont retournés et s’empilent dans sa petite chambre. Et puis certaines petites revues commencent à lui en prendre mais ce succès d’estime Lire la suite