Le vin de la jeunesse – John Fante [1940]

Le-vin-de-la-jeunesseUn jour que j’étais dans une librairie branchée du plateau Mont-Royal, j’ai jasé avec le vendeur, un type à l’air intello qui semblait pas se prendre pour de la merde. Je lui disais à quel point j’aimais John Fante mais le type ne semblait pas partager mon enthousiasme. « Kesse que t’aimes tant chez Fante ? » m’a-t-il demandé. J’ai essayé de répondre à sa question sans y arriver vraiment. J’y ai repensé par la suite et j’ai essayé de comprendre ce qui me fascine tant chez cet écrivain.

John Fante est un prodigieux technicien de l’écriture. D’apparence anodine, elle est au contraire très complexe. Maitre du non-dit, Fante sait donner juste ce qu’il faut d’informations pour Lire la suite

Dommages collatéraux — Dan Fante [2012]

Dommages collatéraux est un récit autobiographique qui débute avec le grand-père Nick, un immigrant italien arrivé en Amérique en 1901. Buveur invétéré, le vieux avait un extraordinaire talent de conteur qu’il transmet à son fils John qui deviendra un scénariste à succès et auteur de romans. John Fante passera sa vie à boire pour oublier qu’il prostitue son talent à Hollywood et finira par développer le diabète. Il devra se faire amputer et c’est aveugle qu’il dictera à sa femme Joyce son dernier roman —Rêves de Bunker Hill. Lire la suite