« En une heure, j’ai connu Lydia Lunch, Blondie, tous les Ramones, Richard Hell, Lester Bangs et plusieurs autres. »

1-6fa1j6p4igdvnolu7cmjsgJ’avais rendez-vous ce soir-là. J’ai enfilé mon gréement d’hiver et suis parti en avance, au cas où je me perdrais — comme la 1re fois où j’étais allé chez elle. Avec ses rues dans toutes les directions, le West Village est un véritable labyrinthe. Je suis passé par la 6e avenue afin d’éviter l’ennui de la 5e. Mon gros chapeau d’hiver attirait le regard de certains passants, c’était comique. J’ai dit au portier qui je venais voir. Il m’a demandé son numéro d’appartement. Lire la suite

The Residents : outsider parmi les outsiders

The-Residents_GroceryStore78_midres-250x250J’ai connu les Residents en 1981. À l’époque, je faisais de la radio avec mon pote André à CKRL, une radio communautaire de Québec. Le mandat de l’émission était de couvrir la scène alternative. On passait nos nuits à faire jouer new wave, punk, reggae, ska, industriel et à peu près tout ce qu’on regroupe aujourd’hui sous le vocable post-punk. Comme je le raconte dans mon livre Normal, PIL était notre groupe culte. On aimait son côté bizarre et c’est sans doute Lire la suite

Perles de la musique bizarre [1978-81]

Duck Stab

Pour survivre à l’océan de merde pop qui se déverse sans arrêt à la radio, il faut parfois écouter des trucs un peu plus complexes, je veux dire de la musique plus difficile d’approche, mais qui une fois apprivoisée nous amène où l’on n’aurait jamais pensé aller en termes émotifs. De temps en temps, j’ai besoin d’écouter ce genre de musique. Ça me calme. Voici quelques classiques de cette musique souvent hermétique à première écoute.

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The Residents à Montréal [12.02.10]

Le concert de la tournée Talking Light était au Club Soda, une salle un peu plus petite que le regretté Spectrum où eurent lieu les 3 concerts précédents.

Le décor était simple. Trois écrans circulaires suspendus et un salon américain typique avec un faux feu de foyer, une petite télé et un sofa.

Le concert s’ouvre avec une vieille pub radio de coca-cola : «I’d like to teach the world to sing… », un thème ironique qui reviendra à la toute fin du concert. On est déjà dans l’univers des Residents. Lire la suite

The Residents – Eskimo [1979]

Peu de gens argumenteront sur le fait que The Residents est un des groupes parmi les plus bizarres. Leur musique est en rupture avec à peu près tout ce qui s’est fait. C’est aussi un groupe discret. Peu de personnes connaissent l’identité de ses membres. À ce jour, ils sont restés masqués durant toutes leurs performances. Ne trouvant personne voulant produire leurs disques, les Residents créèrent leur propre label — Ralph record — basé à San Francisco. Au début des années 1970, les labels indépendants étaient encore rares. Lire la suite