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Bons baisers de la grosse barmaid – Dan Fante

6 mai 2010

N’étant pas amateur de poésie, c’est sans enthousiasme que j’ai ouvert ce recueil de Dan Fante. D’autant plus que ses deux autres livres —En crachant du haut des buildings et La tête hors de l’eau— m’avaient laissé sur ma faim.

Après avoir parcouru quelques pages de Bons baisers de la grosse barmaid, j’ai découvert une écriture tout à fait différente. Les thèmes se ressemblent mais la maturité de l’écrivain y est plus manifeste. Ses publications antérieures me faisaient penser à du sous-Bukowski. Mais là j’ai découvert un écrivain qui avait un style à lui.

Ce style est basé sur une remarquable transparence et une absence de jugement. Les thèmes oscillent entre la défonce, les beuveries, ses amours et son enfant. Le tout livré dans un langage cru, direct et vivant, ce qui était aussi la marque de son père, le fameux John Fante. Dan y parvient sans jamais se prendre au sérieux, ce qui était aussi une caractéristique du père.

Ça doit être dur d’être le fils de d’un écrivain de génie. De surcroît quand on choisit aussi d’écrire. Comment oublier qu’on sera inexorablement comparé à son père ? Et ici, la barre est particulièrement haute. Mais Dan Fante réussit à livrer la marchandise dans ce puissant recueil de poésie.

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