Jim Caroll – Downtown diaries [2015]

Ce livre est un recueil de chroniques rigolotes sur la vie d’un junkie à New York au début des années 1970.

Bien sûr, la drogue occupe l’avant-plan mais l’aspect le plus intéressant est sans doute qu’il cotoie nombre de personnalités — Andy Warhol, Paul Morrissey, Bob Dylan, Allen Ginsberg — et demeure critique envers elles. Voici un passage sur Warhol :

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La voie de la vigilance intérieure – Salim Michaël [1983]

Si j’avais à conserver un seul livre de ma bibliothèque, ce serait celui-ci. Non pas pour ses qualités littéraires — l’auteur n’est pas allé à l’école et l’écrire fut pour lui un calvaire — mais bien parce qu’il s’agit d’un extraordinaire compagnon de route. De quoi traite-t-il ? La quatrième de couverture mentionne d’anciennes techniques de yoga disparues aujourd’hui, mais il s’agit de bien plus que cela. Il s’agit en fait d’un livre comme on en voit rarement, un livre qui touche à l’aspect sacré de existence et qui propose une voie spirituelle.

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Harry Crews – Péquenots [2019]

Harry Crews a publié une bonne douzaine de romans rigolos mais aucun ne peut rivaliser avec son autofiction Des souris et des hommes, pour laquelle j’ai publié une critique sur ce blog. Cet extraordinaire récit — où il raconte sa jeunesse — vibre avec une telle intensité qu’il laisse une trace indélébile chez le lecteur. C’est dans cette optique que je me suis procuré Péquenots, un recueil de textes d’autofiction publiés dans Esquire et Playboy entre 1974 et 1977.

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Bandini – John Fante [1939]

Une famille italienne vivant dans le Colorado l’hiver, un père maçon qui ne peut travailler en raison du froid, une mère ultra catholique et un amour impossible entre le petit Arthuro et la jolie Rosa. Comment une intrigue aussi mince peut-elle me bouleverser à ce point? La réponse : la prose exceptionnelle de John Fante.

John Fante écrivait des scènes avec une sensibilité à fleur de peau et lorsqu’on les lit, tout est là sous nos yeux et on ne peut qu’être ému. Difficile de mieux rendre la pauvreté, la misère, la religion aveugle de la mère. Les personnages ont tous quelque chose qui les rend tridimensionnels et vivants et comme c’est écrit au « il », on comprend les enjeux de chacun. Lire la suite

Getting naked with Harry Crews – [1999]

Harry Crews a écrit une vingtaine de livres où se mêlent violence, freaks et mauvais goût, le tout dans une langue propre au sud des États-Unis. Son génie réside dans la façon qu’il a su le faire; c’est-à-dire d’une manière à la fois originale et bouleversante.

Ce livre est une compilation d’entrevues. Volubile, HC s’y dévoile sans avoir à se faire tirer l’oreille. Cet enfant terrible de la littérature américaine s’étend de long en large sur les thèmes qu’il aborde, ses origines et règle aussi ses comptes avec ses détracteurs. Lire la suite

Des mules et des hommes – Harry Crews [1978]

81hJY0J7qlLHarry Crews est l’antithèse de l’écrivain précieux et intello. C’est qu’il écrit d’abord et avant tout avec ses tripes. Kesse que ça donne? Ça donne une écriture ressentie, imprévisible et beaucoup de plaisir de lecture.

Dans Des mules et des hommes, il raconte son enfance en revenant sur les lieux où il a grandi. Le titre anglais est A Childhood, biographie of a place. HC revendique ainsi son appartenance au sud profond des États-Unis, au compté de Bacon — en Géorgie. Une bonne partie du livre porte sur les infortunes de son père, puis des siennes, mais toujours avec humour et tendresse. On découvre un milieu rural de la fin des années 1930, sa communauté Lire la suite

Women – Charles Bukowski [1978]

On a souvent reproché à Bukowski d’être misogyne et phallocrate; Bernard Pivot l’a même traité de pornographe à l’émission Apostrophes — un moment d’anthologie de la télé. On peut l’accuser de bien des maux, la vérité c’est que Bukowski est un misanthrope; autrement dit, il a une aversion pour le genre humain, hommes et femmes confondus.

Alors voilà, Buko nous raconte moult épisodes tous plus désopilants les uns que les autres au sujet de ses femmes. Tous les moyens sont bons pour tremper son poireau et, malgré les nombreuses scènes de baise racontées dans le détail, on n’a pas l’impression de lire de la pornographie. En fait, ses mésaventures avec le beau sexe sont plutôt un hommage qu’un récit pornographique. Lire la suite

Jusqu’à ce que la mort nous chatouille de ses caresses

jusqu'à couvert 2Après 6 années de boulot, voici enfin mon 3e livre. Ce roman poursuit le récit amorcé dans Normal!, premier maillon d’une trilogie portant sur les années 1980. Ce nouveau livre contient les partie II et III et constitue mon testament sur l’underground.

Encore une fois, beaucoup de musique — new wave, rap, alternatif, industriel, psychédélique — et de défonce ; un parcours trash entre Québec et Montréal avec plusieurs virées à NY.

Quatrième de couverture : Lire la suite